Henri Mathieu

Résumé

Henri Mathieu La paix ou la guerre (1869)

L'Autriche, absorbée dès cette époque par ses difficultés intérieures, n'aspirait qu'à vivre en paix avec tous ses voisins, et il fallait une rare impudence pour transformer en plan d'agression cette scrupuleuse fidélité aux devoirs internationaux et ces tendances pacifiques qui étaient les bases de sa politique ; mais la Prusse ne pouvait avouer ses véritables motifs sans soulever la réprobation universelle, et, pour atteindre son but, elle devait accumuler les mensonges. C'est la seule excuse que puisse invoquer ce roi Guillaume, qui a donné au monde un si répugnant spectacle.
Source : Gallica

Henri Mathieu La paix ou la guerre (1869)

Nous faisons peu de cas de ce patriotisme géographique qui s'arrête aux fleuves et aux chaînes de montagnes, et nous pourrions dire, comme le vieillard de Térence, que rien de ce qui touche l'humanité ne nous est indifférent; mais nous aimons la France avant tout. Nous souhaitons que l'Allemagne soit grande, forte et unie; mais nous nous indignons qu'on prétende, en son nom et après l'avoir écrasée, nous imposer une situation intolérable et déshonorante. Entreprise pour y mettre un terme, la guerre sera énergiquement soutenue par l'opinion publique
Source : Gallica

Henri Mathieu La paix ou la guerre (1869)

Le monstrueux édifice que l'ambition et la mauvaise foi de la Prusse ont élevé s'écroulera comme un château de cartes, et les peuples qu'elle a écrasés reprendront leurs droits. Toutes les fortifications de la rive gauche du Rhin seront rasées, mais les provinces rhénanes seront constituées selon leurs voeux et leur neutralité sera solennellement reconnue. Ainsi du moins elles pourront se relever des désastres que la guerre aura attirés sur elles et n'auront plus à en craindre le retour.
Source : Gallica

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