Edmond Arnous-Rivière,
Les puissances européennes et les nationalités
(1859)
“ Viendront-ils la demander à la France au nom du droit divin? Mais ils oublient donc que la France ne reconnaît qu'un seul droit : celui du suffrage universel, celui en vertu duquel on pourra régner sur elle, mais jamais autrement. Du moment que ducs, grands-ducs, ou princes, ne peuvent gouverner leurs sujets qu'avec l'aide des étrangers, ces mêmes sujets cessent de l'être, et leurs souverains sont aussi ridicules et inconséquents de demander à l'Europe leur restauration, que le seraient les prétendants à tous les trônes, si ceux-ci s'avisaient de faire une pareille demande. ”
