Résumé

Portrait de Edmond Arnous-Rivière Edmond Arnous-Rivière Les puissances européennes et les nationalités (1859)

Viendront-ils la demander à la France au nom du droit divin? Mais ils oublient donc que la France ne reconnaît qu'un seul droit : celui du suffrage universel, celui en vertu duquel on pourra régner sur elle, mais jamais autrement. Du moment que ducs, grands-ducs, ou princes, ne peuvent gouverner leurs sujets qu'avec l'aide des étrangers, ces mêmes sujets cessent de l'être, et leurs souverains sont aussi ridicules et inconséquents de demander à l'Europe leur restauration, que le seraient les prétendants à tous les trônes, si ceux-ci s'avisaient de faire une pareille demande.
Source : Gallica

Portrait de Edmond Arnous-Rivière Edmond Arnous-Rivière Les puissances européennes et les nationalités (1859)

Que faisait l'Europe pendant ce temps-là?
L'Angleterre, satisfaite de trôner sans contrôle sur les mers, jouissait-d'une profonde tranquillité depuis bien longtemps ; elle avait bien eu quelques démêlés sérieux avec la France en 1840, mais son habile politique et notre isolement en Europe l'avait fait sortir de ce conflit plus puissante que jamais. Elle fabriquait bien, vendait à meilleur marché tout ce que l'humanité consomme, et n'avait d'autre souci que de s'enrichir.
Source : Gallica

Portrait de Edmond Arnous-Rivière Edmond Arnous-Rivière Les puissances européennes et les nationalités (1859)

La France surtout devait gagner plus que toute autre puissance à la réunion d'un congrès. L'immense supériorité militaire et administrative dont elle avait fait preuve pendant la guerre l'avait bien replacée de fait à la tête des nations ; la merveilleuse facilité de ses emprunts avait bien prouvé sa confiance intérieure dans sa nouvelle dynastie ; mais il lui restait encore, pour terminer dignement sa Restauration, à la faire constater dans une réunion solennelle des grandes nations européennes à Paris.
Source : Gallica

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