Chef-lieu de canton

Définition et enjeux

Alphonse Aulard Deuxièmes leçons de lecture courante… (1873)

La commune la plus importante ou la plus centrale est presque toujours la résidence du juge de paix et des divers agents administratifs, c'est-à-dire du percepteur, du receveur de l'enregistrement, de la brigade de gendarmerie et du commissaire de police ; on lui donne le nom de chef-lieu du canton
Chaque canton, nous venons de le dire, envoie au Conseil d'arrondissement un citoyen qui est chargé de défendre non-seulement les intérêts des diverses communes, mais encore les intérêts plus élevés et plus généraux du canton lui-même.
Source : Gallica

Robert Edmond Langlois Estaintot Considérations générales sur l'avenir de la commune et du canton (1848)

Ainsi, le chef-lieu de canton deviendrait une petite capitale où l'esprit et le corps trouveraient tous les secours de la science. Il y aurait, une fois l'an, une exposition des produits agricoles et industriels ; dans cette fête cantonale, des primes seraient distribuées : l'ouvrier le plus habile et le plus soigneux,"le jardin, la maisonnette les mieux tenus, le ménage qui aurait le plus courageusement résisté à l'adversité, les actes de haute moralité seraient récompensés selon leurs titres
Source : Gallica

Jean-Baptiste Chevallier Du scrutin de liste et du scrutin uninominal d'arrondissement (1875)

Le canton est, à nos yeux, une circonscription trop peu étendue pour que son chef-lieu puisse avoir jamais chance de devenir, nous ne dirons pas un centre politique (personne ne rêve pour nos chefs-lieux de canton d'aussi hautes destinées) , mais un centre administratif quelque peu important. Des conseils cantonaux n'auraient ni les lumières ni l'autorité des conseils d'arrondissement. Les sous-préfets de canton, d'un.autre côté, occuperaient une situation trop humble pour que des jeunes gens d'avenir consentissent à accepter une pareille position.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature