Résumé

La Politique d'avant-garde (1865)

“ Pour se mouvoir d'une façon durable, toute démocratie a besoin de deux éléments: l'ordre et la liberté. Il nous paraît contre le sens commun de les mettre sans cesse en opposition l'un avec l'autre, comme tant de gens se plaisent à le faire. Quant à nous, nous ne comprenons pas qu'il puisse y avoir d'ordre sans liberté, pas plus que nous ne comprenons de liberté, sans ordre. Dans le premier cas, il y a tyrannie ; dans le second, il y a anarchie ; et c'est leur réunion seule qui constitue un gouvernement raisonnable. ”
Source : Gallica

La Politique d'avant-garde (1865)

“ Ne croyons pas, du reste, que la solidité du pouvoir législatif consiste à accaparer certaines forces exécutives; ne croyons pas davantage que la solidité du pouvoir exécutif consiste à accaparer certaines forces législatives : c'est là une série d'erreurs que la politique et la raison condamnent. Que le pouvoir exécutif concentre les forces qui lui sont propres, que le pouvoir législatif concentre les siennes, et que chacun d'eux soit bien convaincu que toutes les forces qui ne lui appartiennent pas en propre et dont il cherche à s'emparer, se tourneront infailliblement contre lui. ”
Source : Gallica

La Politique d'avant-garde (1865)

“ Du moment où les deux mandats sont plus ou moins confondus, il y a contradiction, il y a lutte ; et dès lors, il est vrai de dire que par la force des choses l'ordre, étouffant la liberté, créera la tyrannie, jusqu'à ce que la liberté, reprenant le dessus, nous donne l'anarchie. Voilà tout le secret des réactions et des révolutions.
Or, sous l'empire des principes nouveaux, la source de tout pouvoir est la volonté populaire; mais le pouvoir exécutif a été remis par le peuple souverain entre les mains de l'Empereur et de sa dynastie
”
Source : Gallica

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