Résumé

Romain Lançon Des Lois de liberté et de leur durée en France… (1868)

Quand un peuple veut absolument renoncer à la liberté, on ne saurait l'en empêcher ; mais je pense que les institutions libres, les libertés locales, peuvent le maintenir pendant quelque temps dans l'indépendance, sans qu'il s'aide lui-même.
Voilà la liberté.
Les libertés locales, c'est l'activité politique de la nation divisée, localisée, c'est le pouvoir dégagé, cessant d'être à l'état de congestion et de cible universelle et perpétuelle : c'est le pouvoir devenu fort, devenu capable, dès lors, de supporter toutes les libertés générales. C'est la liberté.
Source : Gallica

Romain Lançon Des Lois de liberté et de leur durée en France… (1868)

Voilà, pour moi, le seul chemin qui conduit à la liberté : j'appelle liberté celle qui dure, celle qui ne disparaît pas dans de périodiques naufrages, dans d'incessantes éclipses; je n'appelle pas liberté celle qui ne naît pas viable, celle qui n'a pas les conditions de l'existence, celle qui, sans contre-poids suffisant, entraînée à tenir en échec et à absorber le pouvoir exécutif, fait que celuici, trop faible, périt, c'est une révolution, ou, s'il ne périt pas, il comprime la liberté, c'est une réaction
Source : Gallica

Romain Lançon Des Lois de liberté et de leur durée en France… (1868)

Avec cela, on fait mieux les affaires de son ambition et de sa personnalité ; on se fait plus vite un nom, une situation, une popularité ; on arrive plus vite au pouvoir, mais à quel prix?... On sent aussitôt que ce pouvoir est faible, on se sent impuissant à faire le bien, à empêcher le mal ; on lutte, mais on n'avance pas. On veut alors fortifier le pouvoir, on retire les lois de liberté ; on fait des lois d'autorité. La liberté recule encore une fois ; elle reculera aussi longtemps qu'elle ne sera pas dans sa voie et dans les conditions normales de son existence.
Source : Gallica

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