Résumé

Romain Lançon Le Régime parlementaire et la centralisation… (1870)

Toutes les questions deviennent des questions constitutionnelles; dans toutes, directement ou indirectement, on met en cause le chef de l'Etat et la constitution.
On conçoit qu'il n'y ait pas un pouvoir, au monde, qui, soumis tous les jours, sans trêve et sans merci, à de tels assauts, à une telle trépidation, ne doive finir par succomber. Sa chute ne peut être qu'une question de temps.
C'est la centralisation qui fait la toute-puissance de la presse ; c'est la centralisation qui fait que cette puissance règne en souveraine, sans avoir à compter avec aucune influence rivale.
Source : Gallica

Romain Lançon Le Régime parlementaire et la centralisation… (1870)

Ce que je veux dire, en m'exprimant ainsi, ce n'est pas que, dans les pays de décentralisation, tout soit pour le mieux et que les gouvernements n'y commettent pas de fautes, que leur politique y soit sans échecs, sans mécomptes, sans événements malheureux, sans difficultés, sans périls; ce n'est pas non plus que, dans les pays de centralisation, tout soit au plus mal, que les gouvernements n'y commettent que des fautes et que leur politique ne soit qu'échecs, mécomptes, événements malheureux, difficultés et périls de toutes sortes.
Source : Gallica

Romain Lançon Le Régime parlementaire et la centralisation… (1870)

Les coups d'État ne réussissent que contre les gouvernements qui ne sont plus que des ombres de gouvernement, qui sont déjà discrédités par leur impuissance et déjà minés par la désaffection générale.
La preuve que cette explication de la chute de nos divers gouvernements par la centralisation est la seule vraie, c'est qu'en dehors de celle-là il n'y a que des explications contradictoires et qui sont toutes l'oeuvre de l'esprit de parti. Chaque parti a sa manière d'expliquer chacune de nos révolutions et veut y voir une confirmation de sa politique et de ses principes.
Source : Gallica

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