Joseph-Othenin-Bernard de Cléron Haussonville

Résumé

Joseph-Othenin-Bernard de Cléron Haussonville Lettre aux bâtonniers de l'ordre des avocats (1860)

Quoi ! on ne saurait avoir confiance dans nos magistrats pour faire observer le respect dû à la Constitution? Quoi! on ne saurait s'en rapporter à eux pour maintenir au-dessus de toute attaque la légitimité de la dynastie impériale ? Quoi ! enfin, ils seraient incapables de protéger suffisamment, à eux seuls, l'ordre, la morale publique et la religion ? Non ! que nos magistrats ne s'en émeuvent point ; telle n'est pas la pensée du gouvernement; il a dans leurs lumières et dans leur dévouement toute la confiance qu'ils méritent.
Source : Gallica

Joseph-Othenin-Bernard de Cléron Haussonville Lettre aux bâtonniers de l'ordre des avocats (1860)

Mais je suis aussi persuadé que la France, quand elle dispose ainsi d'elle-même, n'épuise pas tout son droit dans l'heure même où elle en use, et qu'elle conserve toujours, en tout temps et sans prescription possible, celui d'être bien gouvernée. Il est obligatoire pour les plus éminents comme pour les moindres citoyens, de retenir scrupuleusement dans la vie publique tous les pouvoirs dont ils n'ont pas été positivement dépouillés, et de se servir modérément, discrètement si l'on veut, mais enfin de se servir, si petite soit-elle, de la part de contrôle et d'action qui leur est laissée.
Source : Gallica

Joseph-Othenin-Bernard de Cléron Haussonville Lettre aux bâtonniers de l'ordre des avocats (1860)

La nature du conflit est d'ailleurs fort singulière. C'est l'administration qui affirme que la presse est entièrement maîtresse de,discuter tous les actes du pouvoir, tandis que les hommes de la presse soutiennent, au contraire, qu'ils ne se sentent nullement libres de discuter les actes d'un pouvoir qui se réserve le droit d'avertir, de suspendre et de supprimer les feuilles dans lesquelles ils écrivent. Il n'y aura pour eux de liberté sérieuse, observent respectueusement les écrivains, que le jour où ils seront justiciables des tribunaux et non plus du pouvoir.
Source : Gallica

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