Joseph-Othenin-Bernard de Cléron Haussonville

Résumé

Joseph-Othenin-Bernard de Cléron Haussonville Lettre au Sénat, par le comte d'Haussonville (1860)

Quoi de plus digne d'attention, Messieurs, que les finances d'un grand pays, en ce siècle où la question d'argent a pris dans la politique des Etats aussi bien que dans la vie des particuliers, le pas sur presque toutes les autres ? Quand le régime actuel s'est inauguré sous cette devise justement célèbre : L'Empire, c'est la Paix! une des principales espérances offertes au public était de voir les rentes monter jusqu'au pair. Entre la cote des fonds anglais et des fonds français, l'écart habituel n'est pas moins de 30 pour cent.
Source : Gallica

Joseph-Othenin-Bernard de Cléron Haussonville Lettre au Sénat, par le comte d'Haussonville (1860)

Si nous avons le dessein, Messieurs les Sénateurs, d'insister sur ces déplorables souvenirs, ce n'est point, veuillez bien le croire, que nous soyons animé d'aucun mauvais sentiment contre le suffrage universel. C'est, au contraire, parce que nous le croyons entré dans nos moeurs et uni désormais à nos destinées, que nous voudrions le rendre tout à fait digne et capable de servir d'organe incontesté à la volonté d'un grand peuple.
Source : Gallica

Joseph-Othenin-Bernard de Cléron Haussonville Lettre au Sénat, par le comte d'Haussonville (1860)

Peu enclin à se faire illusion sur la nature humaine et tenant grand compte de ses faiblesses, l'Empereur a voulu, pour s'assurer de votre part un contrôle efficace, garantir avant tout votre pleine indépendance. Il a donc eu le soin de ne vous laisser rien à désirer, rien à craindre. Le conseiller d'Etat peut souhaiter d'être fait sénateur; plus d'un député se voit conseiller d'Etat dans ses rêves. Pour vous, Messieurs, il vous serait difficile de vous élever plus haut dans la hiérarchie des pouvoirs aussi bien que dans la considération publique.
Source : Gallica

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