Résumé

Portrait de Achille Jubinal Achille Jubinal Napoléon et M. de Sismondi en 1815… (1865)

Le peuple, sans doute, est souverain, et, sous aucun gouvernement, aucune constitution ne l'a jamais déclaré aussi solennellement que le fait aujourd'hui celle de la France; mais il n'y a qu'un insensé qui, en raison de cette souveraineté, compterait les suffrages dans un grand peuple, au lieu de les peser, et donnerait à la majorité absolue le droit de décider du sort de la minorité. Aucun contrat n'a jamais obligé les hommes réunis en corps politique, à soumettre leur destinée au hasard d'une majorité de suffrages.
Source : Gallica

Portrait de Achille Jubinal Achille Jubinal Napoléon et M. de Sismondi en 1815… (1865)

Mais le sénat de la constitution de l'an vin pouvait porter seul, et sans le concours d'aucun pouvoir national, des statuts organiques ; il pouvait changer la constitution ; il pouvait s'emparer, et il s'emparait, en effet, de toute l'autorité législative. La chambre des pairs, au contraire, n'est rien par elle-même, elle ne peut rien sans le concours des députés et de l'empereur. Tous ses droits se bornent à une négative; et en refusant de sanctionner une loi nouvelle, on ne fait tout au plus que conserver ce qui existe, on ne détruit donc pas la liberté.
Source : Gallica

Portrait de Achille Jubinal Achille Jubinal Napoléon et M. de Sismondi en 1815… (1865)

Une nation qui a une telle assemblée, et qui lui accorde le droit de prendre l'initiative sur toutes les lois, par des propositions, sur tous les actes du gouvernement, en invoquant la responsabilité des ministres; qui lui réserve en outre, à elle seule, le droit d'accorder les impôts et les levées annuelles de soldats, une telle nation peut se vanter d'être libre, quelles que soient d'ailleurs les combinaisons de son gouvernement. Toutes les fois qu'un fort sentiment dominera dans la nation, il animera aussi l'assemblée, et il emportera tout devant lui.
Source : Gallica

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