Résumé

Portrait de Jules Failly Jules Failly Jugement du coup d'État et de la Révolution de 1830 (1830)

Incline-toi, Français, à cette triste épreuve ; Donne une larme au preux, une obole à sa veuve.
Rassurez-vous, voix des tombeaux. Nous allons prendre soin de vos femmes. Vos enfans, la patrie les adopte. La France va les doter, comme elle dota naguère les fils d'un grand citoyen descendu trop tôt dans la tombe par les combats de la tribune. Ainsi, la France réalise la loi du sage législateur d'Athènes, qui ordonnait que le public nourrirait les enfans de ceux qui seraient morts en combattant pour la patrie.
Et cette nation qui apprit au monde comment la liberté s'acquiert et se conserve!
Source : Gallica

Portrait de Jules Failly Jules Failly Jugement du coup d'État et de la Révolution de 1830 (1830)

Force est restée à ceux qui combattaient pour la patrie, pour les lois. Force est restée à ceux qui combattaient pour cette Charte, dont le nom invoqué pendant le combat l'était encore après la victoire.
Et quelle victoire ! Trois jours ont suffi pour la couronner; trois jours ont suffi pour abattre le drapeau du pouvoir absolu; trois jours ont suffi pour renverser la plus vieille dynastie de l'Europe. Un trône qui datait de huit siècles s'est noyé, en quelques heures, dans les sanglantes ordonnances du 25 juillet.
Quel combat ! Quelle victoire ! Quelle révolution!... France, lève la tête!
Source : Gallica

Portrait de Jules Failly Jules Failly Jugement du coup d'État et de la Révolution de 1830 (1830)

Plusieurs bons esprits demandent que cette peine soit effacée de nos codes. Mais ils n'envisagent point la question sous son véritable aspect.
Leur principal argument est que la loi n'a pas le droit de répandre le sang humain.
Le législateur a le droit de tout faire, puisqu'il occupe le trône de la toute-puissance. Quoi ! si la peine de mort est le seul moyen d'arrêter le poignard de l'assassin, la loi n'aura pas le droit de la prononcer! Quoi ! si la peine de mort est le seul moyen de sauver la société, la société n'aura pas le droit de l'établir !
Source : Gallica

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