Résumé

Portrait de Louis Amiable Louis Amiable De la Responsabilité de l'ex-empereur et de ses ministres (1871)

Il y a un compte à régler entre la France et le triste gouvernement tombé le 4 septembre 1870. Jamais, assurément, une nation n'a eu de plus sérieux griefs contre les hommes qui s'étaient arrogé la conduite de ses destinées. Pendant dix-huit ans la nation française a subi un régime qui, après s'être établi par le crime, s'est maintenu par la compression, le mensonge et la corruption. Le couronnement de l'oeuvre a été une guerre criminelle et insensée, une guerre entreprise injustement, faite avec des moyens militaires insuffisants, mal combinée et déplorablement conduite.
Source : Gallica

Portrait de Louis Amiable Louis Amiable De la Responsabilité de l'ex-empereur et de ses ministres (1871)

Or, il se peut qu'un crime constaté par l'Assemblée à la charge d'un accusé traduit devant elle soit si grand, apparaisse avec un caractère tellement odieux, que l'idée de justice distributive réclame impérieusement le plus grand des chatiments institués par notre législation, la peine de mort exceptée. Eh quoi ! la patrie aurait été indignement sacrifiée en vue d'intérêts égoïstes, la perfidie du coupable n'aurait eu d'égale que sa lâcheté, des maux sans mesure auraient été déchaînés par lui sur la nation, et un châtiment quelconque pourrait paraître trop sévère pour l'auteur de ces maux !
Source : Gallica

Portrait de Louis Amiable Louis Amiable De la Responsabilité de l'ex-empereur et de ses ministres (1871)

L'action publique dérivant de la responsabilité constitutionnelle, c'est-à-dire le droit de mettre en accusation les hommes qui ont encouru cette responsabilité, appartient à tout citoyen. Si, en 1830, ce droit ne put être exercé que par la Chambre des députés, c'est parce qu'il existait alors deux Chambres légiférantes, et que le droit de juger étant attribué à la Chambre haute, par la nouvelle Charte aussi bien que par l'ancienne, il avait été logique de statuer constitutionnellement que la mise en accusation appartiendrait au corps qui était censé représenter la nation entière.
Source : Gallica

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