Résumé

Emile Cossé Pétition contre les traités de commerce éventuels… (1880)

Le soin qu'il apporte à déterminer qu'aucun impôt ne peut être perçu, s'il n'a été librement consenti par le pouvoir législatif, laisse entrevoir que l'administration impériale n'avait pas été sans quelques abus; mais il aurait appartenu à l'héritier des traditions, qui n'ignorait pas comment le Sénat conservateur avait traité son oncle, d'en tirer cette leçon : que, si l'on a tort de peser sur les décisions de son Parlement, il est impardonnable de violer soi-même sa Constitution, en édictant des impôts sur lesquels il n'a pas été voté du tout.
Source : Gallica

Emile Cossé Pétition contre les traités de commerce éventuels… (1880)

Sous le régime institué par les constitutions de 1791, de l'an III et de l'an VIII, qui consacraient en même temps ces deux principes : que le corps législatif devait ratifier les traités et que l'impôt, sans restriction ni réserve, ne pouvait être voté que pour un an, aucun traité de commerce n'eût pu être conclu qui eût spécifié des conditions de tarification engageant l'avenir, parce que le pouvoir législatif aurait violé la Constitution, s'il s'était, en votant le moindre impôt pour plus d'un an, arrogé un droit qu'il n'avait pas.
Source : Gallica

Emile Cossé Pétition contre les traités de commerce éventuels… (1880)

Quand on considère quels résultats insignifiants a pu donner l'application de la dérogation au principe inscrite dans la charte de 1814, quand on réfléchit sur les raisons qui ont dû pousser, et les Chambres et le chef de l'État à faire si discrètement usage de leurs droits, quand on sent quels périls peut engendrer l'exercice d'un pouvoir dont la nécessité ne se justifierait pas, même s'il s'agissait des intérêts les plus graves, il devient évident qu'il faut à tout prix rendre impossible le recours à des procédés de gouvernement et d'administration aussi peu utiles que réellement dangereux.
Source : Gallica

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