Résumé

Jean Bonpar de Mélignan De la question du refus de l'impôt considéré dans ses rapports avec les élections actuelles… (1830)

De même donc que la liberté privée ne peut s'exercer que dans le cercle que la loi a tracé, de même les corps politiques n'ont le droit d'agir que dans les limites de la Charte ; de la Charte , que l'on devrait appeler la loi des lois , puisque celles-ci ne peuvent exister qu'autant qu'elles sont en harmonie avec cette loi suprême qui les domine toutes : d'où il est facile de conclure que la liberté des Chambres dans la discussion et dans le vote de la loi du budget, ne peut s'étendre jusques au refus absolu de l'impôt.
Source : Gallica

Jean Bonpar de Mélignan De la question du refus de l'impôt considéré dans ses rapports avec les élections actuelles… (1830)

Et, comme si le crime, qui n'est jamais que l'effet funeste de l'abus d'une faculté, pouvait résulter de l'exercice d'un droit, vous ne craignez pas, en disant chaque jour, en répétant sans cesse aux Députés de la France , qu'ils ont le pouvoir de fermer au gouvernement les sources de la vie, vous ne craignez pas d'ajouter que ce pouvoir est un droit, et que ce droit est écrit dans la Charte !
Source : Gallica

Jean Bonpar de Mélignan De la question du refus de l'impôt considéré dans ses rapports avec les élections actuelles… (1830)

Nous disons que l'impôt présenté par les Ministres est toujours rejeté, parce qu'il est sans exemple qu'un projet de loi de finances soit jamais sorti intact du creuset des deux Chambres, et qu'à nos yeux, comme à ceux de tous les hommes réfléchis qui ne veulent pas être dupes des mots, le droit d'amender une loi, n'est autre chose que celui de la dénaturer.
Source : Gallica

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