Résumé

Portrait de Félix Ribeyre Félix Ribeyre Le Couronnement de l'édifice, par Félix Ribeyre (1867)

Assez de crises de Cabinet et de compétitions ministérielles, assez de conflits de paroles et de batailles de la tribune ! On sait où mène la formule célèbre : Le Roi règne et ne gouverne pas : aux révolutions et aux barricades.
Si nous nous félicitons de voir les ministres entrer au Sénat et au Corps législatif comme organes de la politique gouvernementale, nous déplorerions comme un malheur un retour aux excès du régime parlementaire. Mais une telle innovation n'est point à craindre.
Source : Gallica

Portrait de Félix Ribeyre Félix Ribeyre Le Couronnement de l'édifice, par Félix Ribeyre (1867)

Voilà ce qu'était devenue la discussion de l'Adresse, dénaturée à plaisir et défigurée par des esprits turbulens ou chagrins, dont les préoccupations ne tendaient nullement à éclairer l'Empereur et son Gouvernement.
Ce débat, aujourd'hui funeste aux intérêts du pays, on le supprime et on le remplace par le droit d'interpellation que les organes les plus avancés du libéralisme sollicitent depuis longtemps. A la gauche de la Chambre et dans la presse le droit d'interpellation n'a pas cessé d'être le cheval de bataille de l'opposition.
Source : Gallica

Portrait de Félix Ribeyre Félix Ribeyre Le Couronnement de l'édifice, par Félix Ribeyre (1867)

Nous comprenons parfaitement que les adversaires occultes ou avoués de nos institutions actuelles, que ceux qui ont des regrets ou des espérances multicolores, accueillent avec une froideur qui touche à la déception des mesures progressives comme le droit d'interpellation, mais non point excessives jusqu'à la témérité. Pour satisfaire ces oppositions obstinées , ce n'est pas le couronnement de l'édifice qu'il faudrait leur donner, c'est une pioche pour renverser ce même édifice.
Source : Gallica

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