Résumé

F. de La Coste Quelques mots sur la situation politique… (1868)

Assurer au pays la gestion de ses intérêts par les mandataires de son libre choix, la pratique sincère des libertés existantes, les compléments sages, mais trop attendus, qu'elles réclament encore ; rendre à l'industrie et au commerce l'examen du Corps législatif, développer la vie locale et l'initiative individuelle, atténuer par une politique ferme et digne, mais ennemie des aventures, les effets d'une organisation militaire trop lourde, rétablir l'ordre dans les finances, voilà le but auquel il faut tendre.
Source : Gallica

F. de La Coste Quelques mots sur la situation politique… (1868)

Donc, s'il est malheureusement devenu utile de donner la mesure numérique des forces que pourrait déployer notre pays à un jour donné, cet état éventuel ne saurait être la règle des époques ordinaires, et il y a aujourd'hui urgence à rentrer dans les limites d'un pied de paix franchement déclaré qui rende des bras au travail, les esprits à la confiance, et décharge le Trésor d'un fardeau anormal et excessif. Vienne le jour où une nation, quelle qu'elle soit, menacerait nos frontières ou notre honneur, la France serait à la hauteur de tous les sacrifices.
Source : Gallica

F. de La Coste Quelques mots sur la situation politique… (1868)

Il ne peut en être autrement. Chacun des ministres n'ayant avec ses collègues aucune solidarité, ne supportant aucune responsabilité vis-à-vis du pays, se préoccupe exclusivement des besoins et des intérêts des services qu'il dirige et veut attacher à son nom le souvenir d'une série d'innovations. De là, et en supposant même qu'elles soient toutes heureuses, l'entraînement à ce qu'on a appelé les dépenses utiles. Le Ministre des Finances lutte seul, finit par céder, et les forces du pays succombent sous le double fardeau des dépenses militaires et des travaux de la paix (1) .
Source : Gallica

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