Résumé

Portrait de Saint-Marc Girardin Saint-Marc Girardin Du décret du 24 novembre 1860, ou De la réforme de la Constitution de 1852 (1860)

Il était étrange que la France parût partout en Europe favoriser la cause de la liberté, et qu'elle l'oubliât chez elle. Il y avait là un contresens dont il fallait diminuer au moins la singularité, si l'on ne voulait pas tout à coup le corriger. La première condition d'un peuple qui veut être libéral au dehors, c'est d'être un peu libre chez soi. J'avoue en outre que j'aime que la constitution d'un grand État comme la France se réforme de temps en temps.
Source : Gallica

Portrait de Saint-Marc Girardin Saint-Marc Girardin Du décret du 24 novembre 1860, ou De la réforme de la Constitution de 1852 (1860)

Quoi qu'il en soit, si je voulais définir le caractère de la nouvelle réforme, je dirais qu'elle est plutôt parlementaire que démocratique. Elle donne beaucoup au Sénat et au Corps législatif; elle ne donne rien à la presse ; rien au suffrage universel, qui, il est vrai, a presque tout; rien à la liberté des élections. Je sais bien que quelques personnes croiront, qu'en disant que la réforme est plutôt parlementaire que démocratique , je risque de discréditer la nouvelle réforme.
Source : Gallica

Portrait de Saint-Marc Girardin Saint-Marc Girardin Du décret du 24 novembre 1860, ou De la réforme de la Constitution de 1852 (1860)

Si l'empire devient au fond plus fort en cessant d'être personnel, il devient en même temps moins formidable et moins offensif pour l'Europe par les nouvelles formes de gouvernement qu'il adopte. Ce qui me fait croire que ces nouvelles formes de gouvernement rassureront l'Europe et contribueront à la pacification des esprits, c'est l'histoire même du gouvernement parlementaire en France, avant 1848.
Source : Gallica

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