Résumé

L'Empire et la chambre en 1867… (1867)

Si l'instruction politique des masses marchait parallèlement avec la puissance qui leur est réservée, on pourrait, sans trouble, envisager l'éventualité où, las comme les rois constitutionnels, de régner sans gouverner, le suffrage universel imposera son absolutisme. Mais il en en est loin d'être ainsi ; et, quoique évidemment ce soit là le mot de l'avenir, encore faut-il que la sagesse du gouvernement ne précipite pas les événements avant l'heure, et évite prudemment les chocs qui, en compromettant la prospérité de la France, la rejetteraient de nouveau dans l'ornière des révolutions.
Source : Gallica

L'Empire et la chambre en 1867… (1867)

Si le contrôle de la Chambre n'a été d'aucune utilité pour le pouvoir, il a du moins, par des discussions brûlantes, avancé l'éducation du pays au point de vue de la résistance et de l'opposition. Jugeant, en effet, le gouvernement aux prises avec les difficultés les plus redoutables, la majorité s'est exclusivement bornée aux votes de confiance, sans avoir le patriotique courage de partager résolument la responsabilité d'une politique précise et tranchée, soit qu'elle la soupçonnât dans les intentions de l'Empereur, soit qu'elle eût à en prendre l'initiative hardie.
Source : Gallica

L'Empire et la chambre en 1867… (1867)

Aussi, avec l'instruction plus avancée du suffrage universel, devant les complications que l'avenir réserve dans son sein, en présence de l'état général des esprits et du programme nouveau, qui est un peu l'avenir à l'image du passé, la logique inflexible condamne l'Empire à la formation prochaine d'une majorité vigoureuse et jeune qui, d'un esprit différent de ses ainées, soit « plus dynastique que conservatrice. »
Source : Gallica

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