P.-Jules Dutilh de La Tuque

Résumé

P.-Jules Dutilh de La Tuque Causeries politiques (1869-1870… (1871)

Nous ne touchons à rien et nous n'ambitionnons rien. Nous n'avons aucune autorité politique ou littéraire. Notre seul mérite, aux yeux des Espagnols, est de plaindre et d'admirer leur beau pays, d'aimer la liberté et de souhaiter, du fond de notre âme, que, plus heureux que nous, ils sachent la conquérir et surtout la conserver. Nous avons dit à ce sujet toute notre pensée, tout ce que notre conscience et notre expérience nous ont dicté dans l'intérêt de ce grand peuple. Que les Cortès prêtent l'oreille à notre voix inconnue, et les grandes destinées de l'Espagne seront assurées!...
Source : Gallica

P.-Jules Dutilh de La Tuque Causeries politiques (1869-1870… (1871)

Enfin, comme il était nécessaire d'assurer et de perpétuer son rôle de sauveur de la patrie, on ne craignait pas de promulguer, à la face de l'Europe étonnée, la constitution de 1852, qui érigeait la force brutale en droit et décrétait le silence et l'obéissance du pays. On comprend que, à l'aide de ces moyens expéditifs, on s'était créé une position fort nette qui consistait à penser, à parler et à agir pour tout le monde. Certes, c'était un rôle périlleux que de tenir ainsi le pays muselé et de le gouverner, l'épée de décembre d'une main et le spectre rouge de l'autre.
Source : Gallica

P.-Jules Dutilh de La Tuque Causeries politiques (1869-1870… (1871)

La constitution de 1870, née de la corruption électorale et prétendant couronner l'Empereur des lauriers de la liberté, tout en lui laissant le droit d'arracher cette couronne le jour où la candidature officielle ne lui donnera plus une chambre obéissante, cette constitution, disons-nous, restera comme un inqualifiable monument d'inconséquence politique ou comme une oeuvre noire d'hypocrisie.
Source : Gallica

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