Résumé

C. Bellanger Projet de capitulation pour Cadix… (1823)

L'Europe ? Eh ! n'avait-elle pas offert, peu de temps auparavant, aux Cortès de reconnaître leur gouvernement, après qu'elles auraient fait, à leur constitution, les changements qu'elle leur demandait? Mais Ferdinand ? Eh bien, Ferdinand lui-même n'eût pas pu se plaindre de nous; car quel était notre motif, en proposant de pareils arrangements ? c'était la crainte de précipiter l'Espagne dans un abîme de maux; et ce motif n'avait-il pas déja engagé Ferdinand à accepter des conditions bien autrement défavorables, au mois de mars 1820 ?
Source : Gallica

C. Bellanger Projet de capitulation pour Cadix… (1823)

Ah! sans doute, c'est un très-grand malheur qu'une pareille, justice ne puisse pas être rendue, et ce serait un grand service à rendre à la cause de l'humanité, pour l'avenir, que de livrer à la sévérité des lois tous ceux qui ont exercé de lâches cruautés sur des prêtres, sur des vieillards, et en général sur tous les êtres sans défense, parce qu'on habituerait ainsi les peuples à respecter des sentiments que les égarements d'une révolution n'éteignent jamais dans les coeurs généreux.
Source : Gallica

C. Bellanger Projet de capitulation pour Cadix… (1823)

ART. IX. — Tous les soldats qui combattent encore pour le parti de la révolution, sont portés par honneur, et peut-être aussi par l'instinct de leur conservation, à ne point s'isoler dans ces derniers moments; et s'ils capitulent, à Cadix surtout, ils demanderont certainement des garanties pour les autres armées et pour tous leurs partisans; et pour nous, qui désirons délivrer promptement l'Espagne de tous les troubles qui l'affligent aujourd'hui, nous ne nous plaindrons point de cette disposition.
Source : Gallica

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