Charles-Joseph Colomès de Juillan

Résumé

Charles-Joseph Colomès de Juillan Essai sur l'organisation des chemins publics… (1836)

Les reproches qu'on adresse aujourd'hui aux prestations en nature ne touchent plus à l'organisation politique : ils sont devenus purement pratiques. On les trouve injustement réparties et mal employées; mais tout le monde comprend que la société a des loisirs forcés qu'il peut être important d'utiliser, et si les prestations en nature procurent ce résultat, elles sont une ressource d'autant plus puissante, que le sol plus fertile et la propriété plus divisée nourrisseat une population nombreuse et agricole.
Source : Gallica

Charles-Joseph Colomès de Juillan Essai sur l'organisation des chemins publics… (1836)

Mais a-t-on bien songé à toute l'énormité de ce travail, lorsqu'on a voulu en charger un seul homme dont le temps est déjà si rempli par d'autres occupations importantes? A-t-on réfléchi que cette attribution n'embrasserait pas par département, sans compter tous les chemins communaux, moins de 500 lieues de chemins vicinaux, distribués en cent chemins différents? A-t-on vu que, pour déterminer chaque année, chaque fois; la proportion d'intérêts de chaque commune à chaque chemin, soit en argent, soit' en préstations, la vie d'un homme ne saurait y suffire?
Source : Gallica

Charles-Joseph Colomès de Juillan Essai sur l'organisation des chemins publics… (1836)

La raison en est simple : sur chaque question soulevée par les routes, c'est à peine s'il y a dans le conseil un membre qui ait eu occasion de se faire par lui-même une opinion quelconque. Les autres sont à la fois ignorants des faits et de la science, et se trouvent dans la position d'un juge qui, sur une question technique, doit se décider entre l'homme de l'art et un homme ordinaire.
Source : Gallica

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