Édouard-Jacques-Yves Trouessart

Élements biographiques

Édouard-Jacques-Yves Trouessart Le suffrage universel est-il au-dessus de la République… (1871)

On peut frapper le porte-drapeau; il se retrouve toujours quelque main vaillante pour ressaisir la hampe et marcher en avant. La République est comme le soleil, dont la clarté peut être momentanément, obscurcie; l'usurpation que l'entraînement, la peur ou le crime ont commise peut en retarder l'avénement et le développement; mais elle est impuissante à en conjurer le retour, parce que la République c'est le gouvernement principe, c'est le droit organisé, c'est la lumière, c'est la vie et le mouvement, c'est, en un mot, le règne de la liberté.
Source : Gallica

Édouard-Jacques-Yves Trouessart Du mouvement social et réformiste (1870)

Le communisme est l'utopie de la fraternité, c'est l'énervement de l'effort individuel, l'abdication de la liberté et de la personnalité ; c'est le despotisme qui stérilise, au nom d'une égalité impossible.
Le socialisme, au contraire, est le développement de toutes les forces sociales, par la liberté.
Qu'est-ce donc, en effet, que le socialisme, suivant les économistes de l'avenir?
Le socialisme, c'est l'étude des rapports des citoyens entr'eux ; c'est la science économique appliquée au gouvernement.
Source : Gallica

Édouard-Jacques-Yves Trouessart Le suffrage universel est-il au-dessus de la République… (1871)

Non, mille fois non, le suffrage universel ne peut renoncer à son droit souverain ou plutôt au droit souverain dont il n'est que l'expression.
Le mandataire ne peut avoir plus de droits que le mandant, et si la souveraineté nationale est inaliénable, le suffrage universel ne peut, directement ou indirectement, porter atteinte à ce droit inaliénable.
Or, le suffrage universel se personnifie dans la majorité qui, à un jour donné, sort du scrutin, aujourd'hui avec des tendances monarchiques, demain avec une volonté républicaine.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature