Édouard-Jacques-Yves Trouessart

Résumé

Édouard-Jacques-Yves Trouessart Du mouvement social et réformiste (1870)

Le communisme est l'utopie de la fraternité, c'est l'énervement de l'effort individuel, l'abdication de la liberté et de la personnalité ; c'est le despotisme qui stérilise, au nom d'une égalité impossible.
Le socialisme, au contraire, est le développement de toutes les forces sociales, par la liberté.
Qu'est-ce donc, en effet, que le socialisme, suivant les économistes de l'avenir?
Le socialisme, c'est l'étude des rapports des citoyens entr'eux ; c'est la science économique appliquée au gouvernement.
Source : Gallica

Édouard-Jacques-Yves Trouessart Du mouvement social et réformiste (1870)

Le premier obstacle à l'organisation du gouvernement du pays par le pays, obstacle contre lequel le suffrage universel vient se heurter avec impatience, c'est la centralisation administrative qui depuis soixante-dix ans étreint la France et ne lui permet que de s'agiter dans ses rêves de liberté et de progrès social.
La science a élargi les limites de son domaine. La liberté n'a fait que piétiner sur elle-même, rongeant le mors que l'autorité lui a mis sous prétexte de la diriger et de la défendre.
Source : Gallica

Édouard-Jacques-Yves Trouessart Du mouvement social et réformiste (1870)

Le gouvernement tel que nous le concevons, comme émanation de la volonté populaire, ne doit être que la vocation du bien et l'impuissance du mal ; et c'est pour cela que l'autorité doit avoir pour contrepoids la liberté et la responsabilité.
L'autorité sans responsabilité c'est l'infaillibilité; et là où l'infaillibilité règne et gouverne, la liberté n'est plus qu'un phénomène que l'on prostitue à la licence pour en amener le dégoût.
Source : Gallica

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