Pierre Denker

Résumé

Pierre Denker La république de l'avenir (1872)

Nous croyons à la République non pas seulement comme à une forme de gouvernement qui peut marcher de pair avec les monarchies ou les aristocraties, mais comme à un principe politique d'une moralité supérieure, seul capable d'assurer le règne de la justice et du droit. C'est encore là un heureux présage de régénération. Les sociétés ne sauraient se passer d'une croyance, et,quand la foi religieuse décline, il importe qu'elle fasse place à une foi morale ou politique, à un idéal humanitaire qui développe chez les individus l'esprit de désintéressement et de sacrifice.
Source : Gallica

Pierre Denker La république de l'avenir (1872)

Croit-on, qu'une commune urbaine n'exigera pas et ne sera pas en droit d'exiger une plus grande autonomie, une plus large part dans la gestion de ses affaires, qu'une bourgade rurale où la majorité des habitants ignore même les éléments de l'instruction primaire? Le système centralisateur aboutit fatalement au despotisme de la masse ignorante sur les minorités éclairées, à la suprématie des intérêts de classe sur les intérêts de l'individu, et au triomphe de l'ochlocratie sur la démocratie.
Source : Gallica

Pierre Denker La république de l'avenir (1872)

Ainsi, le Contrat social n'est pas seulement l'accord du citoyen avec le gouvernement, mais l'accord de l'homme avec l'homme, duquel doit résulter ce que nous appelons la société. On aurait tort de considérer le Contrat social comme une abstraction, une fiction chimérique n'ayant de réalité que dans le cerveau des philosophes, A l'origine, le Contrat social revêt bien ce caractère fictif, puisque les sociétés reposent uniquement sur la force ou l'autorité, qui, comme nous l'avons vu plus haut, contredit l'idée de contrat, d'entente pacifique et légale entre les citoyens
Source : Gallica

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