Séverin de La Chapelle

Résumé

Séverin de La Chapelle Les Garanties politiques nécessaires… (1869)

Parmi toutes les nations européennes, c'est la France qui a donné à son droit national le développement le plus logique et le plus complet ; nonseulement, en effet, la souveraineté nationale, personnifiée dans la vieille monarchie, a détruit toutes les petites souverainetés, féodales et communales, qui abusaient odieusement de la force, mais encore, elle avait entamé l'autonomie administrative, les libertés ou les privilèges des provinces, des communes, des corporations, des parlements eux-mêmes ; la République et l'Empire ont achevé l'anéantissement de ces anciens droits.
Source : Gallica

Séverin de La Chapelle Les Garanties politiques nécessaires… (1869)

Y a-t-il vraiment un mal moral, produit toutes les fois que, devant un public, on commet par la parole ou par la presse, ce que la loi considère comme un délit ?
Si la parole ou l'écrit repi éhensible s'adresse à un public capable de l'apprécier, il est évident qu'il n'y a de préjudice pour personne ; l'auteur seul du délit est jugé pour un être inconsidéré ou méprisable ; l'opinion du public empêche l'existence du préjudice, et le délit meurt dans son germe, avant d'avoir existé.
Source : Gallica

Séverin de La Chapelle Les Garanties politiques nécessaires… (1869)

Les droits nationaux répondent donc, comme le droit souverain de la Rome impériale, au développement, un peu confus et instinctif, de la vie primordiale et isolée de chaque nation. Ils empruntent au droit de l'ancienne Rome, son caractère de législation directe et positive, ses facultés absorbantes, et son mode de sanction.
Le droit international, par son essence même, est un droit unique; il est de sa nature d'être, ou de pouvoir être , universel. Dès qu'il est établi entre deux nations, il doit, dans un délai plus ou moins long, s'étendre à toutes les autres
Source : Gallica

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