Séverin de La Chapelle

Élements biographiques

Séverin de La Chapelle Les Garanties politiques nécessaires… (1869)

Y a-t-il vraiment un mal moral, produit toutes les fois que, devant un public, on commet par la parole ou par la presse, ce que la loi considère comme un délit ?
Si la parole ou l'écrit repi éhensible s'adresse à un public capable de l'apprécier, il est évident qu'il n'y a de préjudice pour personne ; l'auteur seul du délit est jugé pour un être inconsidéré ou méprisable ; l'opinion du public empêche l'existence du préjudice, et le délit meurt dans son germe, avant d'avoir existé.
Source : Gallica

Séverin de La Chapelle De la Réforme parlementaire en France… (1897)

Mais chasser absolument l'individualisme et l'absolutisme de la constitution des pouvoirs humains, proscrire toute personnalité de la politique, c'est, en apparence, quelque chose d'impossible ; car l'homme, au pouvoir, pas plus que l'homme dans la vie privée, ne peut se séparer de lui-même, il ne peut renoncer à ses facultés, à ses aspirations, à ses ambitions, qui sont souvent, d'autant plus ardentes, et, on peut le dire, plus légitimes, que des facultés supérieures désignent certaines individualités pour des situations plus élevées.
Source : Gallica

Séverin de La Chapelle De la Réforme parlementaire en France… (1897)

Mais le vote définitif dans l'Assemblée, doit, par la force des choses, être public, collectif et impersonnel. Il ne peut engager aucune personnalité ni aucune responsabilité simple. Dans un vote d'ensemble, dont le résultat, inconnu de ceux même qui y prennent part, est nécessairement-impersonnel, soit que le scrutin soit fait à mains levées, soit qu'il soit public et nominal, la personnalité simple du vote, est un véritable non-sens.
Source : Gallica

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