Séverin de La Chapelle

Résumé

Séverin de La Chapelle De la Réforme parlementaire en France… (1897)

Quand un projet de loi est soumis aux bureaux des Chambres actuelles, il est de règle que la nomination des Commissaires y soit précédée d'une discussion, dite sommaire, discussion nécessairement superficielle, et à laquelle là plupart des députés sont mal préparés. Cette discussion suffit néanmoins, pour qu'une majorité et une minorité se dessinent dans chaque bureau; et pour que l'opinion, et le vote ultérieur, des futurs commissaires soit définitivement engagés.
Source : Gallica

Séverin de La Chapelle De la Réforme parlementaire en France… (1897)

Mais chasser absolument l'individualisme et l'absolutisme de la constitution des pouvoirs humains, proscrire toute personnalité de la politique, c'est, en apparence, quelque chose d'impossible ; car l'homme, au pouvoir, pas plus que l'homme dans la vie privée, ne peut se séparer de lui-même, il ne peut renoncer à ses facultés, à ses aspirations, à ses ambitions, qui sont souvent, d'autant plus ardentes, et, on peut le dire, plus légitimes, que des facultés supérieures désignent certaines individualités pour des situations plus élevées.
Source : Gallica

Séverin de La Chapelle De la Réforme parlementaire en France… (1897)

Mais le vote définitif dans l'Assemblée, doit, par la force des choses, être public, collectif et impersonnel. Il ne peut engager aucune personnalité ni aucune responsabilité simple. Dans un vote d'ensemble, dont le résultat, inconnu de ceux même qui y prennent part, est nécessairement-impersonnel, soit que le scrutin soit fait à mains levées, soit qu'il soit public et nominal, la personnalité simple du vote, est un véritable non-sens.
Source : Gallica

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