La Chambre (1868)

Résumé

La Chambre (1868)

Parmi les hommes nouveaux qui sont venus apporter leur concours bienfaisant à cette majorité, nous pourrions citer notamment le laborieux rapporteur de la loi sur l'armée, M. Gressier, qui a révélé un talent que sa modestie n'avait pas jusqu'ici laissé découvrir tout entier. La majorité est donc, en partie, méconnue. Son unité n'est pas absolument indivisible. Dans les listes de vote, commençant et finissant invariablement par les mêmes noms, l'uniformité de vue n'est qu'apparente, et l'on rencontre des variétés et des inégalités infinies et dans les opinions et dans la valeur des hommes.
Source : Gallica

La Chambre (1868)

La loi de la presse, la loi sur les réunions, sont des preuves trop sensibles de celle regrettable soumission. Elle est grande, en effet, et l'opposition en fait tous les jours un argument tout au moins spécieux, et qui affaiblit la considération de celle Chambre, qu'on jugerait peut-être moins sévèrement en l'étudiant davantage.
Son excuse est dans l'exagération de ses craintes : elle a peur des spectres.
Source : Gallica

La Chambre (1868)

Il n'est pas exact non plus d'adresser des reproches de prodigalité au gouvernement de Juillet, car il n'a imposé à l'État qu'une dette de 12 millions de rente en dix-huit ans, précisément le chiffre moyen des emprunts que l'Empire contracte chaque année, puisque, depuis 1852, ces emprunts s'élèvent déjà à 5 milliards. Que si les accusations s'étendent de la situation financière à la politique, on ne peut pas dire avec plus de raison que ce gouvernement a été impuissant et stérile, ayant toujours été dominé par l'émeute qui a présidé à sa naissance, comme elle a marqué sa fin.
Source : Gallica

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