Résumé

Émile Couteleau Les Élections de 1869, par Émile Couteleau… (1869)

Quand je considère les merveilles de toute sorte qui se sont accomplies dans l'antiquité sous cette forme de gouvernement à jamais admirable, —mais plus admirable encore, si elle n'eût laissé subsister l'esclavage à côté d'elle, —moi aussi, autant que vous, plus que vous peut-être, je me prends à aimer ce beau nom de liberté, ce règne de l'égalité, ce triomphe de l'humaine fraternité, et j'envie pour notre pays toutes ces grandes et saintes choses. Mais, voyons, soyons sincères : si pour faire un civet il faut un lièvre, pour faire une république ne faut-il pas des républicains?
Source : Gallica

Émile Couteleau Les Élections de 1869, par Émile Couteleau… (1869)

Je me console volontiers, pour mon compte, de voir nommer un candidat de l'opposition, même la plus avancée, lorsque, à la pratique des affaires de la vie, il joint quelque talent, parce que le talent, c'est une lumière, et que tout ce qui est lumière, même à son insu, même contre son gré, rend hommage à la vérité, la fait briller d'un plus pur éclat, et, par là même, devient une puissance, une force.
Source : Gallica

Émile Couteleau Les Élections de 1869, par Émile Couteleau… (1869)

Moi qui pose pour les vieux principes, moi qui ai des ancêtres, un grand nom, de la célébrité, moi qui veux qu'on respecte mes propriétés et ma personne, je ne respecte ni l'honneur ni la probité de mes semblables, et je les méprise assez pour mettre à prix d'argent ce qu'ils ont de plus sacré, leur conscience; en un mot, moi quime place au-dessus des petites gens et des vilains, je suis cent mille, deux cent mille fois malhonnête, et je m'en vante, je m'en fais gloire!
Source : Gallica

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