Baron de Fontarèches

Résumé

Baron de Fontarèches Monarchie et liberté, étude politique… (1858)

Comment se l'ait-il qu'un parti qui se dit catholique par excellence veuille nous faire rétrograder jusqu'à des temps où le christianisme n'avait pas encore réorganisé la société, où la force seule faisait le pouvoir, et était toute la raison politique du commandement et de la soumission? Ne voit-il pas qu'enlever à la personnification du pouvoir la base morale du droit qu'elle a reçue dans la monarchie chrétienne, et la ramener à la condition d'un simple fait, livré au hasard des passions humaines, c'est dégrader la soumission des peuples sous le rapport social, et lui ôter toute sa noblesse?
Source : Gallica

Baron de Fontarèches Monarchie et liberté, étude politique… (1861)

Faut-il donc s'étonner qu'aucun de ces pouvoirs nouveaux, posés sans racines sur un sol entièrement miné par la révolution, n'ait pu vivre un quart de siècle? La révolution en effet, par ses idées, par ses doctrines, par ses excitations, par son dogme de la souveraineté du peuple, rend les nations ingouvernables autrement que par la force, et la force n'a qu'un temps; le jour où elle faiblit, tout lui échappe ; le peuple souverain lève la tète; l'idole de la veille est brisée le lendemain ; s'il ne s'en présente pas d'autre, c'est l'anarchie
Source : Gallica

Baron de Fontarèches Monarchie et liberté, étude politique… (1861)

Dans un tel état de société, l'oligarchie qui gouverne est la tête de la nation,
la royauté n'est qu'une couronne dont cette tête se couvre pour donner plus d'unité, d'éclat et de force à ses conceptions et à ses volontés. Les membres du corps social soumis à cette tête reçoivent d'elle toute impulsion; ils vivent par elle, ils travaillent pour elle, et, lorsqu'ils souffrent, ce n'est pas de leur subordination qu'ils se plaignent, c'est de leur oppression ; l'une est toujours pour eux une nécessité naturelle, l'autre n'est qu'un malheur.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature