Résumé

Baron de Fontarèches La Souveraineté du peuple. La Décentralisation… (1865)

On ne peut concevoir dans un peuple véritablement souverain nul droit, nulle institution qui ne soit le produit de sa souveraineté, et ici, au contraire, cette souveraineté est présentée comme le résultat de la liberté des citoyens. L'éminent écrivain nous montre comme source de la souveraineté populaire les droits des enfants vis-à-vis de leur père, des serviteurs vis-à-vis de leurs maîtres, des administrés vis-à-vis de leurs communes, des communes vis-à-vis du pouvoir, des provinces vis-à-vis de l'État, des États vis-àvis de l'Union.
Source : Gallica

Baron de Fontarèches La Souveraineté du peuple. La Décentralisation… (1865)

Toutes ces souverainetés, s'anéantissant l'une par l'autre, briseraient même tous les liens qui font qu'un peuple est un peuple, et tous ces rois prétendus ne seraient plus même des citoyens. C'est ainsi que le protestantisme, en proclamant la souveraineté de la raison individuelle dans l'ordre religieux, en secouant le joug de toute autorité spirituelle, a jeté l'anarchie dans les croyances, et tend à dissoudre, autant qu'il est en lui, la société chrétienne. — La souveraineté du peuple est le protestantisme politique.
Source : Gallica

Baron de Fontarèches La Souveraineté du peuple. La Décentralisation… (1865)

Avec la monarchie représentative et la décentralisation, le pouvoir dans sa sphère, la liberté dans la sienne, l'un gouvernant, l'autre administrant, l'un fort de son droit, l'autre forte de ses droits, tous les deux sans entraves et sans rivalité, s'accordant ce respect mutuel si facile dans les situations franches et indépendantes, et se tendant une main amie, parce qu'elle ne touche qu'à des intérêts distincts.
Tout arbre porte ses fruits ; tout gouvernement a ses conditions et ses conséquences naturelles. — Il faut choisir, et ne demander à chacun que ce qu'il peut donner.
Source : Gallica

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