Assemblée cantonale

Définition et enjeux

L.-P. Matalène,  Le code des peuples et des gouvernements… (1845)

“ Ils chargeront en outre ces administrateurs de nommer leurs délégués à l'assemblée cantonale, parce qu'ils peuvent encore moins aller défendre les intérêts de la commune à cette assemblée, et que la plupart d'entre eux n'ont plus assez la connaissance des hommes et des affaires pour participer aux décisions qui seront prises au chef-lieu de canton.
L'acte qu'ils ont à accomplir ne peut ainsi être entravé par aucune formalité; il n'a d'autre règle que leur propre volonté.
”
Source : Gallica

Henri Saint-René Taillandier,  Revue des Deux Mondes T.100, 1872

“ Si les législateurs entraient dans cette voie et, sans imposer l’unification cantonale, admettaient la formation de certains groupes de communes suivant les intérêts qui les réuniraient, cette création ne saurait vivre à côté des conseils cantonaux qui seraient désormais sans objet. Ainsi une institution répondant à une nécessité réelle détruirait par son existence même l’institution factice du canton, et on serait amené à chercher plus haut, dans une sphère plus large, une assemblée placée assez loin pour être impartiale, assez près pour être vigilante. ”
Source : Wikisource

Abel Ducondut,  La république d'un paysan : idées subversives et autres (1873)

“ Avant tout, il faut instituer une assemblée cantonale ; on a déjà proposé la création de conseils cantonaux qu'on voulait composer comme suit : — le Conseiller général, le Conseiller d'arrondissement, le maire du chef-lieu de canton, le juge de paix, etc. — c'est une sotte manie que nous avons en France de vouloir fourrer partout ceux qui sont déjà quelque part.— Eh ! bonnes gens ! — Si vous voulez être démocrates, faites une bonne loi contre le cumul des places tant honorifiques que lucratives, tâchez de satisfaire le plus d'ambitions possible, et ne dressez un pavois à personne ”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature