Louis-Joseph-Aimé Thomé de Gamond

Élements biographiques

Louis-Joseph-Aimé Thomé de Gamond Mémoire sur l'établissement de la république fédérale en France… (1871)

Le nouveau canton doit être le patron collectif et responsable. En un mot, il faut à l'homme des liens sociaux. Tout le sens de la Révolution est dans la satisfaction de cette nécessité légitime.
Au fond de l'association cantonale, on aperçoit une âme, non idéale, mais réelle, incarnée, de la patrie sensible. Au-dessus de la patrie sensible, la grande fédération nationale entre les cantons constitue la patrie rationnelle, l'âme idéale de la France qui, d'inspirée, devient inspiratrice à son tour. C'est ainsi que se manifeste la pulsation nationale, répandant partout le mouvement et la vie.
Source : Gallica

Louis-Joseph-Aimé Thomé de Gamond Mémoire sur l'établissement de la république fédérale en France… (1871)

La misère ! l'horrible misère, que des rhéteurs aveugles et impies proclament un mal nécessaire, disparaîtra sans peine, quand un lien fédéral et chrétien aura introduit l'exercice pratique de la fraternité dans nos moeurs.
Désormais le peuple français, délivré de tous ses tyrans, vivra sous des lois que lui-même aura faites en famille. Il aura conquis des institutions sages, capables d'assurer à chacun, sous son propre contrôle, dans des conditions d'ordre et de liberté, le prix mérité de son travail, en même temps que sa participation légitime à la vie morale et à la richesse publique.
Source : Gallica

Louis-Joseph-Aimé Thomé de Gamond Mémoire sur l'établissement de la république fédérale en France… (1871)

Dans la famille fédérale au contraire, comme dans la famille privée, personne ne reste isolé ; tout citoyen est quelque chose, et contribue dans une certaine mesure au bien public.
D'accord avec la précession historique, je ne crois pas qu'en dehors du principe fédératif, la vitalité de la République soit possible dans notre patrie. Notre édifice égalitaire ne pourra se consolider que si nous avons la sagesse de le sceller par le ciment fédéral.
Fédérons-nous ! Organisons le canton comme l'unité politique de la France, de même que le bataillon est l'unité militaire dans l'armée.
Source : Gallica

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