Francis Ottiwell Adams

Résumé

Francis Ottiwell Adams La Confédération suisse (1890)

Sans parler de l'horreur que doit causer l'exécution d'un condamné peut-être innocent, éventualité que, malgré toutes les précautions de la loi, on doit toujours regarder comme possible, il est certain qu'aux yeux des masses ignorantes et criminelles, la vie humaine perd de son prix du moment où l'on voit l'Etat lui-même l'enlever, par une exécution publique ou privée, à un citoyen. C'est dans une éducation plus parfaite des masses, et non dans la peine de mort, que le peuple suisse veut chercher sa meilleure sauvegarde pour la société.
Source : Gallica

Francis Ottiwell Adams La Confédération suisse (1890)

Nous n'avons jamais entendu dire, par exemple, que le Tessin d'aujourd'hui, pays complètement italien de langue, de religion et de climat, séparé du reste de la Suisse par une chaîne de montagnes élevées, ait jamais montré le moindre désir de se séparer des autres membres de la Confédération et d'abandonner son indépendance actuelle pour se donner à l'Italie. Nous ne pensons pas davantage que le canton de Schaffhouse, quoique situé sur la rive droite du Rhin, ait jamais songé à renoncer à ses vieilles traditions d'Etat libre pour s'incorporer dans l'empire allemand.
Source : Gallica

Francis Ottiwell Adams La Confédération suisse (1890)

Quant à ce qui regarde le modus operandi des partis dans le pays et à la Chambre, le centre, les radicaux de la gauche proprement dite et l'élément modéré de la droite, ont leur centre de gravité dans l'Assemblée elle-même. Croyant dans l'efficacité et dans la vitalité du système parlementaire, ils considèrent les Chambres comme leur véritable champ d'action. Les chefs et les orateurs de ces groupes jouissent de la confiance du Conseil fédéral et grâce à leurs partisans ils forment, par une sorte d'entente tacite, ce que l'on pourrait appeler un parti gouvernemental.
Source : Gallica

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