Constitution suisse

Définition et enjeux

Portrait de Ernest Duvergier de Hauranne Ernest Duvergier de Hauranne La Suisse et la révision de sa constitution

Tout ce qui retarde dans ce pays la destruction de l’autonomie des états et l’avènement de la centralisation unitaire, tout ce qui prolonge le maintien de la constitution fédérale peut être regardé comme une mesure conservatrice de l’indépendance nationale. La Suisse n’est pas une nation comme une autre, et dont l’unité soit pour ainsi dire matériellement garantie par la similitude de la langue, de la race ou des lois ; son indépendance et son unité nationales tiennent à ses traditions de liberté, à ses institutions séculaires, à sa constitution fédérative elle-même.
Source : Wikisource

Cours de droit constitutionnel étranger… (1931)

« Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits », la Constitution suisse place d'abord le lieu. Cela tient à ce qu'en France on sortait du régime féodal, on ne concevait de supériorité que par la naissance, alors que la Suisse conserve en 1848 le souvenir vivace de la distinction des Cantons en confédérés, alliés et sujets, alors que la féodalité y est partout disparue et que depuis longtemps certains Cantons ont une constitution démocratique.
Source : Gallica

Cours de droit constitutionnel étranger… (1931)

Voici étudiée dans son ensemble la Constitution Suisse ; elle fonctionne sans heurt depuis de longues années. La Suisse marche lentement vers l'unitarisme, elle n'y marche qu'à regret, dans les limites où l'exige son salut. Elle a admirablement compris et mis en œuvre la devise d'un autre pays, petit par l'étendue, mais grand par l'Histoire : « L'Union fait la Force ». Comme la Suisse, la Belgique est composée de races différentes, aux langues, aux religions différentes.
Source : Gallica

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