Résumé

De la politique étrangère du cabinet français (1845)

Chaque canton est souverain chez lui, et la Suisse entière est sans souveraineté sur elle-même. Cela s'appelle une constitution garantie à Vienne et à Paris, cela s'appelle une véritable anarchie dans la langue du sens commun. Cette anarchie produit ses fruits : la faiblesse, la dislocation , le défaut de cohésion des parties avec le tout, les influences diverses pesant ici sur la Suisse italienne, là sur la Suisse allemande, ailleurs sur la Suisse française, le tiraillement perpétuel, la guerre civile enfin. On peut dire qu'il y a autant de Suisses que de cantons.
Source : Gallica

De la politique étrangère du cabinet français (1845)

Il n'y a pas un sommet, pas une vallée, pas un lac, pas un torrent qui ne crie aux Français : Il faut que vous soyez les maîtres absolus de l'Allemagne et de l'Italie, ou bien il faut que la Suisse soit un peuple indépendant et fort. Elle vous pénètre par Bâle et par Genève, elle vous domine par ses cantons allemands, elle vous garantit par ses cantons italiens dans ce champ de bataille de la Lombardie, pendant que vous y combattez contre l'Autriche ; elle couvre votre aile gauche contre le roi de Sardaigne, ce vice-roi de l'Autriche, pendant que vous luttez contre lui dans le Piémont.
Source : Gallica

De la politique étrangère du cabinet français (1845)

La Suisse s'agite pour renaître ou pour achever de mourir tout-à-fait, et la France s'associe à la politique de mort de la Suisse ! L'Algérie, tous les jours pacifiée ou vaincue , proteste contre les bulletins de ses pacificateurs et de ses vainqueurs, en engageant tous les jours davantage la main de la France dans les dépenses et dans le sang qu'on nous demande pour elle !
Source : Gallica

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