De la politique étrangère du cabinet français (1845)
“ Chaque canton est souverain chez lui, et la Suisse entière est sans souveraineté sur elle-même. Cela s'appelle une constitution garantie à Vienne et à Paris, cela s'appelle une véritable anarchie dans la langue du sens commun. Cette anarchie produit ses fruits : la faiblesse, la dislocation , le défaut de cohésion des parties avec le tout, les influences diverses pesant ici sur la Suisse italienne, là sur la Suisse allemande, ailleurs sur la Suisse française, le tiraillement perpétuel, la guerre civile enfin. On peut dire qu'il y a autant de Suisses que de cantons. ”
