Résumé

Maurice Onslow La France depuis le mois de juillet 1830… (1831)

Tant de sang répandu par la mauvasie foi de ceux qui voulaient dépouiller un roi de France de toutes ses prérogatives, devait ne pas sécher de long-temps, sur la base indécise du nouveau gouvernement ; aussi ne fut-elle pas solide dès son origine, et la peur s'arrogea insolemment le titre de clémence ; chaque individu s'arma de cette peur répandue dans le parti à millions ; les uns en firent leur profit pour avoir ce qu'ils désiraient, les autres en firent leur sûreté personnelle dans les provinces, vis-à-vis la malveillance et l'esprit d'anarchie.
Source : Gallica

Maurice Onslow La France depuis le mois de juillet 1830… (1831)

La division s'établit, par conséquent, dans ce qui devait former un tout impénétrable, à toute autre pensée que celle de la solidité ; et séparant les membres jeunes et vigoureux de la cause libérale, elle ne laissa qu'un vieux tronc faible, battu par la tempête inséparable des idées de libertés du jour, et sans cesse penché sur le bord de l'abîme où l'anarchie menace de l'engloutir.
Source : Gallica

Maurice Onslow La France depuis le mois de juillet 1830… (1831)

D'un côté, une poignée de braves n'ayant pour guide que la fidélité, mouraient là où étaient le devoir et l'honneur; de l'autre, des masses innombrables grossies sans cesse par la force, l'argent , le mensonge, et cet esprit d'inquiétude et de changement qui domine le peuple de Paris , présentaient l'affreux spectacle d'un immense incendie qui attire dans ses tourbillons enflammés , et ceux qui veulent les éviter, et ceux que le vertige et le désespoir y font précipiter.
Source : Gallica

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