Résumé

Augustin Fabre Quelques observations sur les circonstances présentes… (1823)

Partout où s'est montré le pavillon de la France, il a commandé l'amour et le respect. Tous les proscrits, toutes les victimes ont trouvé un asyle généreux sous ce signe de consolation et de salut. Dans l'attendrissement de leur coeur, dans les transports de leur reconnaissance , ils ont chanté les louanges de notre patrie , ils ont béni notre Roi. Il fut un temps où la faction libérale exaltait la gloire de nos guerriers; où elle célébrait avec pompe et leur valeur et leurs trophées. On peut même dire qu'elle porta ses louanges jusqu'à un ridicule excès. Il n'y a rien là qui doive surprendre
Source : Gallica

Augustin Fabre Quelques observations sur les circonstances présentes… (1823)

Marchant la tête levée, ils disent avec un superbe dédain à la foule qui les environne et aux générations qui les ont précédés : nous seuls sommes raisonnables , nous seuls n'avons pas de préjugés. Sans passé , comme sans avenir , rien n'est sacré pour eux , ni la fidélité , ni le malheur , ni le tombeau. Vains parleurs de philosophie , ils se prostituent à des méprisables idoles. Ils invoquent à grands cris la gloire et la liberté , ce qu'il y a de plus noble et de plus généreux sur la terre
Source : Gallica

Augustin Fabre Quelques observations sur les circonstances présentes… (1823)

Et maintenant qu'ils marchent sur le même sol pour une cause plus juste ; maintenant que leur main libératrice brise les chaînes d'un Bourbon captif, ils sont sans gloire et sans courage. Ils ne méritent plus que le mépris. Voilà le patriotisme des libéraux. Indignes enfans de la France, ils conspirent contre le succès de nos armes. Ils font des voeux impies pour le triomphe de nos ennemis.
Source : Gallica

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