Augustin Fabre Quelques observations sur les circonstances présentes… (1823)

Partout où s'est montré le pavillon de la France, il a commandé l'amour et le respect. Tous les proscrits, toutes les victimes ont trouvé un asyle généreux sous ce signe de consolation et de salut. Dans l'attendrissement de leur coeur, dans les transports de leur reconnaissance , ils ont chanté les louanges de notre patrie , ils ont béni notre Roi. Il fut un temps où la faction libérale exaltait la gloire de nos guerriers; où elle célébrait avec pompe et leur valeur et leurs trophées. On peut même dire qu'elle porta ses louanges jusqu'à un ridicule excès. Il n'y a rien là qui doive surprendre
Source : Gallica

Augustin Fabre Le Dr Moulaud, chirurgien en chef de l'Hôtel-Dieu de Marseille… (1860)

Il ne voit l'art de guérir que par son côté le plus vulgaire, le plus pratique et le plus utile. D'ailleurs la chirurgie, à laquelle il s'adonne plus particulièrement , est beaucoup moins conjecturale que la médecine, et, dans bien des circonstances, elle présente le caractère d'une science à peu près positive. Moulaud , incessamment penché sur des cadavres mutilés, ne cherche pas, dans l'étude et le jeu de la machine humaine si merveilleusement compliquée , à s'élever à la hauteur des grands phénomènes physiologiques.
Source : Gallica

Augustin Fabre Éloge de Melchior Robert, par le docteur A. Fabre… (1864)

Après avoir résumé les travaux remarquables de cette intelligence d'élite, je voudrais pouvoir dépeindre les qualités charmantes de ce coeur excellent.
En divulguant ainsi ses vertus privées, je sais, Messieurs, que je contrarie formellement ses volontés expresses; cependant je n'ai aucun scrupule à lui imposer ce sacrifice de plus en faveur de ses amis. Modeste, mais modeste à l'excès, il a voulu, vous vous le rappelez, que sur sa tombe aucune voix ne s'élevât pour faire son éloge. Nous avons obéi; mais aujourd'hui nous ne pouvons garder un plus long silence.
Source : Gallica

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