Résumé

Augustin Fabre Le Dr Moulaud, chirurgien en chef de l'Hôtel-Dieu de Marseille… (1860)

Il ne voit l'art de guérir que par son côté le plus vulgaire, le plus pratique et le plus utile. D'ailleurs la chirurgie, à laquelle il s'adonne plus particulièrement , est beaucoup moins conjecturale que la médecine, et, dans bien des circonstances, elle présente le caractère d'une science à peu près positive. Moulaud , incessamment penché sur des cadavres mutilés, ne cherche pas, dans l'étude et le jeu de la machine humaine si merveilleusement compliquée , à s'élever à la hauteur des grands phénomènes physiologiques.
Source : Gallica

Augustin Fabre Le Dr Moulaud, chirurgien en chef de l'Hôtel-Dieu de Marseille… (1860)

Laissons, laissons la mort accomplir son oeuvre ; laissons lui faire justice de nos fragilités, de nos misères et de nos erreurs. Elle seule peut mettre à leur place les hommes qui ont fait du bruit dans le monde , et ce n'est que lorsque le silence règne autour de leurs cendres refroidies, que l'histoire, à laquelle ils appartiennent, peut exercer ses droits avec indépendance.
Moulaud est mort depuis bientôt un quart de siècle , et le temps est propice pour le juger impartialement.
Source : Gallica

Augustin Fabre Le Dr Moulaud, chirurgien en chef de l'Hôtel-Dieu de Marseille… (1860)

Leurs flots roulent avec fureur au milieu des écueils où viennent se briser non seulement les hommes pleins d'ivresse , mais encore les plus modérés et les plus sages. Des victimes innombrables sont englouties dans l'abîme, et Moulaud ne voit cette affreuse tempête qu'avec des yeux d'indifférence, comme s'il était assis sur un rivage tranquille et sous un ciel serein.
Source : Gallica

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