Résumé

Augustin Dassier Éloge de Charles Viguerie : lu le 13 mai 1855… (1855)

Aujourd'hui, heureux et riche, l'élève du Chirurgien de Toulouse 'n'a pas oublié le temps pu, pauvre et abandonné, il dut tout a son protecteur et à son maître. Honneur à lui !
De ce que Viguerie tenait régulièrement son registre de recettes, l'on s'est cru autorisé à dire qu'il aimait l'argent. Voici un cas dans lequel certes cette passion ne le dominait guère.
Un homme fort riche et dont il avait tiré le fils d'une maladie grave, lui envoie, un jour, pour une centaine de visites, trente-six francs en pièces de trois livres, et tellement usées, qu'elles auraient été refusées en foire.
Source : Gallica

Augustin Dassier Éloge de Charles Viguerie : lu le 13 mai 1855… (1855)

Il eut une vogue immense pour le traitement des maladies des voies urinaires, et longtemps avant que Lallemand n'écrivît son livre, quelques-uns des points de doctrine ou des procédés les plus remarquables qui y sont mentionnés étaient déjà connus et mis en pratique à la clinique de l'Hôtel-Dieu de Toulouse. Viguerie n'était pas un brillant opérateur , mais il avait, ce qui vaut mieux, la main sûre. Il ne prenait jamais l'instrument tranchant, prêt à le plonger dans les chairs vivantes, sans éprouver une sorte d'émotion
Source : Gallica

Augustin Dassier Éloge de Charles Viguerie : lu le 13 mai 1855… (1855)

Enfin, lorsque Napoléon 1er, en 1806, institua l'Ecole de médecine de Toulouse, Viguerie fut nommé professeur titulaire de la chaire de clinique externe.
Jamais , dans nos contrées , une fortune médicale ne s'éleva plus haut pour durer plus longtemps. Pendant un demi-siècle, Viguerie fut le représentant en même temps que le modérateur de la Médecine toulousaine ; pour ses confrères il était le conciliateur des opinions dissidentes , et l'arbitre des cas difficiles ; et pour ses malades, le ministre par excellence de l'art divin.
Source : Gallica

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