Résumé

Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp Les Hôpitaux de Paris et le nouvel Hôtel-Dieu

La visite réglementaire que tous les médecins d’hôpitaux doivent faire chaque jour a lieu le matin, ordinairement de huit à dix heures. La têts nue ou couverte d’un bonnet de velours noir, le grand tablier blanc serré autour du corps, le chef de service fait son entrée dans la salle, suivi des internes, des élèves, d’un infirmier qui porte un pot à eau, de la religieuse : c’est un instant toujours attendu avec impatience par les malades, car pour ceux qui souffrent l’apparition du médecin est presque toujours une espérance de soulagement.
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Si en une seule année le bureau central a fait une pareille besogne, si ses services réunis forment un total de 78,210 opérations de toute nature, on peut présumer dès à présent quel énorme et fécond développement une telle institution est appelée à recevoir sous l’impulsion de l’assistance publique et avec l’aide du corps médical.
Lorsqu’un homme est admis dans un hôpital, il est inscrit sur le registre des entrées, et il est conduit dans une salle qui, sauf de bien rares exceptions, est placée sous le vocable d’un saint.
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Puisque nous sommes sur ce triste sujet, il n’est point superflu de dire comment les morts sont traités dans les hôpitaux. Lorsqu’un malade a rendu le dernier soupir, il est laissé sur le lit qu’il occupait, afin qu’on puisse constater s’il n’est pas victime d’un cas de mort apparente. Au bout de deux heures, les infirmiers l’enveloppent dans un drap, le couchent sur une civière munie d’un couvercle et le transportent à la chambre de repos, où ils le livrent à un employé spécial qu’on nomme le garçon d’amphithéâtre.
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