Résumé

Ulysse Trélat Étude critique sur la reconstruction de l'Hôtel-Dieu (1864)

Ce serait en définitive la classe pauvre qui souffrirait la première d'une telle exagération dans les dépenses de construction du nouvel hôpital ; et s'il est possible de disposer de 20 à 25,000,000 en faveur des indigents de Paris, tous les avis se prononceront sans doute pour qu'on n'absorbe pas une pareille somme dans des travaux de construction qui, en définitive, n'ajouteront rien aux moyens actuels de l'assistance publique; toutes les voix s'élèveront pour demander qu'on restreigne les frais de premier établissement dans les limites ordinaires.
Source : Gallica

Ulysse Trélat Étude critique sur la reconstruction de l'Hôtel-Dieu (1864)

Un pareil hôpital n'est plus de notre époque; tous les travaux récents (1) tendent à prouver que le chiffre de trois à cinq cents présente la meilleure combinaison. Par cette seule raison, qui ne manque pas de valeur, on serait donc conduit à construire deux hôpitaux distincts pour remplacer l'Hôtel-Dieu.
D'autres motifs, d'ailleurs, rendent cette conclusion inévitable. On sait aujourd'hui, d'après des recherches méthodiques , quelle dimension doit avoir une salle de malades; on sait qu'on ne peut, sans de graves inconvénients, superposer plus de trois étages de salles (2)
Source : Gallica

Ulysse Trélat Étude critique sur la reconstruction de l'Hôtel-Dieu (1864)

Quand les malades sont nombreux au voisinage d'un hôpital, ils y affluent, le remplissent, et cet hôpital ne peut plus recevoir de malades venus d'autres quartiers. C'est ce qui se passe pour les hôpitaux placés dans la partie nord-est de Paris. L'hôpital Saint-Antoine reçoit d'urgence 96 pour 100 de ses malades; l'hôpital La Riboisière, plus vaste, peut accueillir quelques malades venus des autres régions, mais il n'admet guère que les habitants de son quartier, puisque le chiffre se monte à 87 pour 100.
Source : Gallica

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