Résumé

Jean de Boislisle Les Suisses et le marquis de Puyzieulx… (1906)

L'instruction diplomatique rappelait avant tout à Puyzieulx l'ancienneté des liens d'amitié existant entre la monarchie française et les Suisses, et l'affection particulière que Louis XIV ressentait pour eux, malgré beaucoup d'infidélités de leur part. L'ambassadeur, disait-elle, suivra l'exemple de son maître, se montrera doux et paternel. Il faut traiter en diplomatie les nations comme les personnes : quand on en aime une, ou quand on croit en avoir besoin, il importe de lui pardonner ce qui dépend de l'inconstance de la nature humaine.
Source : Gallica

Jean de Boislisle Les Suisses et le marquis de Puyzieulx… (1906)

Mais nulle part les négociations diplomatiques ne touchaient de plus près qu'en Suisse aux affaires de la guerre : le soin continuel de nos ambassadeurs à Soleure, surtout au cours du grand siècle, fut d'y recruter des soldats. « Toutes les alliances que l'on peut faire avec les Suisses, écrit Puyzieulx en 17059, doivent être regardées comme des corps sans âme, quand il n'en résulte pas de levées. »
Source : Gallica

Jean de Boislisle Les Suisses et le marquis de Puyzieulx… (1906)

Touchant le canton de Zurich, je remarquai plusieurs choses qui me parurent dignes d'attention.
Il n'y a point de pays, dans toute la Suisse, ni plus fertile, ni dont les habitants soient mieux accommodés des biens de la fortune. Il se rend considérable, pour le commerce, par un grand nombre de manufactures, et par ses étoffes de soie et de laine, dont il fait un fort gros débit, ce qui a accoutumé au travail les bourgeois et tous les sujets de ce canton, qui vivent avec tant d'épargne et avec tant de frugalité, qu'il est presque impossible de le croire.
Source : Gallica

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