Résumé

Gustave Gautherot Les relations franco-helvétiques de 1789 à 1792… (1907)

Les plaies de la guerre se réparent ; la dégradation morale conduit les peuples au tombeau. Pendant la paix qui suit la bataille de Vil-mergen jusqu'à la Révolution française, la Suisse endura plus de calamités que dans toutes ses guerres contre la Bourgogne et l'Autriche. Car pendant les quatre-vingts années de repos où se rouillèrent les épées des Winckelried, des Fontana, des Halwyll et des Erlach, la rouille de l'égoïsme et de l'orgueil acheva de ronger les tables sur lesquelles était gravée la loyale alliance des anciens suisses, et la vieille confédération se décomposa comme un cadavre.
Source : Gallica

Gustave Gautherot Les relations franco-helvétiques de 1789 à 1792… (1907)

Certains bailliages dépendaient de plusieurs cantons à la fois, surtout des huit cantons primitifs, comme l'Argovie, la Thurgovie et le Tessin. Le pays de Vaud dépendait de Berne ; le comté de Werdenherg, de Glaris ; le comté de Tog-genbourg, de Saint-Gall ; la Valteline, des Grisons, etc.
Une féodalité de peuples dont les tendances et les intérêts étaient aussi opposés, semblait destinée à devenir la proie facile des puissantes monarchies voisines. Mais les ambitions de celles-ci se contrebalançaient les unes les autres, et l'Helvétie avait cherché à les mettre à profit.
Source : Gallica

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