Résumé

Tony Borel Une ambassade suisse à Paris, 1663… (1910)

On jouait beaucoup et gros jeu. Les fêtes de la Cour de France telles que mariages, anniversaires ou baptêmes avaient leur répercussion à Soleure. La naissance du Dauphin, qui devint Louis XIV, fut célébrée par un Te Deum solennel, des salves d'artillerie, un banquet et, la nuit venue, par des feux d'artifice sur la rivière. L'arrivée d'un nouvel ambassadeur ressemblait à une entrée triomphale. Il se déployait en ces occasions un luxe de costumes, de livrées, de carrosses et de harnachements bien fait pour impressionner des populations de mœurs simples.
Source : Gallica

Tony Borel Une ambassade suisse à Paris, 1663… (1910)

Au moment où la France, façonnée à l'obéissance par Richelieu, renaissante des troubles de la Fronde, heureuse de la paix des Pyrénées succédant à trente ans de guerre, jetait avec confiance ses regards vers l'avenir, son jeune roi résolut d'imiter ses prédécesseurs et, en renouvelant l'alliancé avec les Suisses, de se procurer l'instrument matériel dont il avait besoin pour la grandeur du nouveau règne : une armée sur laquelle il pût compter à l'intérieur et à l'extérieur.
Les rois de France avaient jusqu'alors traité avec les Suisses pour le l'oi et pour son successeur.
Source : Gallica

Tony Borel Une ambassade suisse à Paris, 1663… (1910)

L'interprétation donnée par la France aux clauses concernant le secours armé des Suisses faisait différer entièrement l'alliance renouvelée de celles conclues autrefois. Elle rendait illusoires les réserves des Cantons pour leurs engagements à l'égard de l'Autriche et de l'Espagne et mettait la Confédération sous la dépendance de la France. Louis XIV s'assura ainsi, pour l'exécution de ses projets, l'appui militaire des Suisses dont l'infanterie était considérée comme la première du monde et dont la fidélité était précieuse pour la répression de toute tentative de rébellion à l'intérieur.
Source : Gallica

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