“ Puis on se demande encore comment il se fait que le grand conseil de Thurgovie ait passé sous silence le défaut d’adhésion de M. Louis Bonaparte à l’article 25 de la constitution thurgovienne, circonstance qui réduit la qualité de citoyen de Thurgovie à un titre honorifique. C’est ainsi que la commune de Schutz et celle d’Oberstrass voulaient accorder le titre de citoyen, sans droits civiques, à M. Louis Bonaparte. S’ensuivrait-il qu’il serait citoyen de Lucerne et de Zurich ? Nullement. La Suisse est maîtresse, il est vrai, de prendre M. Louis Bonaparte sous sa protection. ”
Thurgovie
Définition et enjeux
La Thurgovie, canton suisse au carrefour de l’histoire et de la géographie, a attiré l’attention de nombreux auteurs. Alphonse Baralle et Alphonse Gobin décrivent son paysage rural et sa richesse, mettant en avant sa production de céréales et de textiles.
Hippolyte Thirria et la Revue des Deux Mondes abordent ses enjeux politiques, notamment les droits de citoyenneté, tandis que Heinrich Zschokke évoque ses conflits passés. Conrad Malte-Brun souligne son rôle dans l’émancipation des paysans. Ce foisonnement de regards, mêlant géographie, histoire et diplomatie, met en lumière la complexité d’un territoire central dans l’histoire de la Suisse.
Citations sur “Thurgovie”
Alphonse Baralle, Atlas universel, contenant la géographie physique… (1877)
“ Son territoire est couvert de petites montagnes, dont les plus hautes ne s'élèvent pas à plus de 800 mètres au-dessus du lac de Constance. La Basse-Thurgovie est riche en prairies, en vergers et en vignobles, et la Haute-Thurgovie est tellement fertile qu'on fait jusqu'à deux récoltes par an, l'une et l'autre en céréales. On y trouve les plus beaux poiriers et les plus beaux pommiers de la Suisse. Le lin et le chanvre qu'on y cultive alimentent de nombreux métiers à tisser, qui livrent au commerce des toiles d'une grande finesse. ”
Heinrich Zschokke, Histoire de la nation suisse (4e édition revue avec soin par le traducteur d'après la cinquième édition originale et renfermant les continuations jusqu'à l'année 1833… (1839)
“ La Thurgovie nous offrirait des querelles que firent naître , en célébrant une noce à Gachnang (1610) , des paysans ivres. Ils maltraitèrent le seigneur Hector de Béroldinguen, démolirent sa chapelle, et lapidèrent le lieutenant-baillival; ce qui occasionna une scission si fâcheuse entre les cantons réformés et les cantons catholiques, que les derniers ne voulurent plus se trouver à la diète avec les Zuricois, et que, sans l'intervention des autres Confédérés, la guerre aurait éclaté entre ces deux partis. Mais des malheurs plus grands et plus terribles réclament toute notre attention. ”
