Paul Féval

Résumé

Paul Féval Veillées de la famille (1882)

Certes, certes, Otto, mon gentilhomme. Je suis
toujours votre serviteur. Mais pourquoi diable vous êtes vous fourré dans cette bagarre ?
– Un homme sage comme vous, Blasius, ne doit point se laisser prendre aux apparences. Ce n'est pas le conspirateur qui est ici, sous les verrous, c'est le défenseur du dernier comte Berthor, poursuivi par les assassins de son père.
– Le fils du diable ! murmura le geôlier en avalant son verre. C'est une histoire bien embrouillée, celle-là ! Berthor était si vieux.
– Margarèthe, ma soeur, était pure comme les anges, interrompit Otto sans montrer de colère.
Source : Gallica

Paul Féval Veillées de la famille (1882)

Coulon fils s'alourdissait ; Lodoïska était vieille comme sa tunique de calicot rouge à paillettes ; Édouard avait peu de dispositions ; Louise avait peur de se casser, depuis qu'elle avait vu Fanfiche tomber toute pâle avec un cercle noir autour des yeux ; et Fanfiche était morte.
On s'était dit : « Prenons un autre enfant. » Voilà tout.
C'est hideux, d'autant plus qu'il n'y a pas l'ombre de méchanceté là-dedans. L'idée de la mère ne leur vient pas. Ils tuent les mères comme un chien étrangle un lapin, sans fiel. Veux-tu mieux ? Comme tu prendrais une pomme à un arbre.
Source : Gallica

Paul Féval Veillées de la famille (1882)

Ce fut Efflam qui le dit, en s'efforçant de sourire :
– Père, au sommet du Silberberg, Guntz a trouvé une chevrette de chamois qui a son petit. J'ai eu envie de son lait, et Guntz est parti avant le jour pour la traire.
C'était vrai, et à l'heure où le bon Dieu venait chercher Efflam dans la cabane, Guntz poursuivait la chevrette, sur la haute cime du mont.
– N'aie crainte, disait-il à la chevrette, sans savoir peut-être qu'il parlait, je n'en veux ni à ta vie ni à celle de ton petit. Plus jamais ne tuerai, moi que la mort menace dans la plus douce moitié de mon coeur.
Source : Gallica

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