Résumé

Auguste Ricard Le Marchand de coco, roman de moeurs… (1858)

A ces attaques grossières, l'oeil de là hardie comtesse se ranimait, et le bras nerveux de Ferdinand s'avauçait pour saisir sur la table de nuit un lourd chandelier de cuivre. Heureusement la voix tonnante de Jacques Plumet couvrit le murmure naissant :
— Hors d'ici, canaille! cria-t-il du plus fort de sa superbe basse-taille. Tout à l'heure vous n'avez pas osé attaquer un homme, vous n'avez donc de courage que pour mécaniser une femme! Hors d'ici ! On vous payera la porte que j'ai bosselée. Allons, en deux temps, qu'on circule!
Source : Gallica

Auguste Ricard Le Marchand de coco, roman de moeurs… (1858)

Comment se fait-il que pauvre, vendant un breuvage à deux liards le verre, vous logiez dans le superbe hôtel du comte de Rosemore?
— Ah! dame, c'est une histoire bien longue, et que je vas vous raconter...
— Pas ce soir, dit Ursule ; car je vois la jolie petite chanteuse dont les beaux yeux se ferment. Moi, il faut que je rentre ; car le monde est si méchant ! voilà minuit. Qui sait ce que l'on dit déjà sur mon compte chez la portière de ma maison. Dieu de Dieu, une fille majeure est bien malheureuse de vivre seule ! La calomnie la frappe, et personne n'est là pour la défendre.
Source : Gallica

Auguste Ricard Le Marchand de coco, roman de moeurs… (1858)

Dieux! qu'elle est belle! dieux! qu'elle doit être bonne! C'est dommage qu'elle ait un mari si bête et un fils si insolent.
Pauvre Ferdinand ! tu ne sais pas qu'une comtesse de la Congrégation ne peut être belle qu'à l'endroit, et que l'envers est vilain en diable, parce que les jésuites l'ont façonné!
Jacques et son fils trouvèrent Ursule maîtresse du champ de bataille. La guerrière, dont le balai s'était rompu sur l'échine du palefrenier, avait saisi, pour continuer le combat, la poêle à frire, que le comte de Rosemore avait renversée avec les autres objets du déménagement.
Source : Gallica

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