Alfred Étiévant

Résumé

Alfred Étiévant Les coquines (1883)

Parce que ton fils, reprit-elle, a été mon amant.
– Malheureuse ! tu l'avoues enfin.
– J'empêcherai ce mariage ! reprit la Florval. J'irai trouver Gaston, je lui révélerai tout.
– Que lui apprendras-tu ? Ne sait-il pas que tu es la femme de M. Richon et par conséquent qu'Emmeline est ta fille ? Il ne t'a rien dit, je le vois, mais le pouvait-il ? Voyons, réfléchis. Gaston adore Emmeline et Emmeline l'aime. Elle l'aime au point d'en mourir, entends-tu ? si Gaston l'abandonnait. Tu n'as qu'un parti à prendre ; celui de disparaître et de ne jamais te retrouver en présence de Gaston.
Source : Gallica

Alfred Étiévant Les coquines (1883)

De ramener, si possible, à la femme qu'il aimait, le mari jalousé et secrètement haï, de plaider contre son propre amour, de resserrer les liens d'une union qu'il maudissait, de s'immoler au bonheur de celle qui appartenait à un autre. Le sacrifice n'était-il pas au-dessus de ses forces ? Pourrait-il puiser dans son coeur assez d'abnégation pour faire ce qu'on lui demandait ?
Il se rappela qu'il avait promis ; que de Vandannes était son ami, que Claire aimait son mari, que lui, Ancelin n'était pas aimé, qu'il n'avait pas le droit, par conséquent, de se révolter.
Source : Gallica

Alfred Étiévant Les coquines (1883)

Il y a quinze jours à peine que tu es revenu de ta campagne d'hiver à Clermont-Ferrand et, au lieu de te reposer, au lieu de passer tranquillement ton été à Paris, tu reprends ta vie de voyages et d'aventures. Ma parole, on dirait que tu t'ennuies ici, auprès de moi.
– Je ne m'ennuie pas à Paris et surtout auprès de toi, tu le sais bien, mon cher Gaston, mais que veux-tu ? chacun sa vie. On n'exerce pas un métier, comme je le fais, depuis près de vingt ans, sans s'y attacher, sans l'aimer, sans contracter des habitudes dont il est difficile de se débarrasser.
Source : Gallica

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