Alexis Bouvier

Alexis Bouvier

Résumé

Portrait de Alexis Bouvier Alexis Bouvier Le club des coquins (1880)

Un jour, cependant, elle avait pensé mourir de bonheur, de joie, lorsque Georges l'avait amenée chez son père; lorsque le père Burdin lui avait dit : — Claire, tu es la fiancée de mon fils, et tu resteras ici pour t'habituer à la maison.
Enfin la pauvre abandonnée allait avoir une famille, quelqu'un à aimer, on penserait à elle, des amis partageraient ses douleurs et ses joies. Elle était femme, enfin, et l'avenir, pour elle, c'était le jour où, rayonnante dans sa robe de mariée, la main de Georges dans la sienne, elle irait dire le oui éternel.
Source : Gallica

Portrait de Alexis Bouvier Alexis Bouvier Le club des coquins (1880)

Ils avaient tout : l'amour, la beauté, la fortune, la jeunesse.
Chaque soir, les salons du vieil hôtel resplendissaient de lumières. On jouait, dansait, et surtout on y disait de l'Empire tout le mal qu'il méritait. Les invitations du marquis de Cantrel étaient très-recherchées. La jeune marquise vivait heureuse dans ce tourbillon, mais l'abus amena la satiété, et bientôt la belle Hélène de Cantrel s'ennuya de ces fêtes banales; elle connaissait tout le monde et n'aimait personne; de ces relations nouvelles, pas une amitié solide n'était née.
Source : Gallica

Portrait de Alexis Bouvier Alexis Bouvier Le club des coquins (1880)

On était à table, Chérie et Bourgeonnette avaient mis leurs plus beaux atours, M. le comte devait venir. Finot était triste. Il faut bien le dire, Saint-Mards lui faisait peur, cet homme savait sa vie, il ne pouvait refuser, il se sentait entraîné par lui dans une voie criminelle, mais comment résister? la fortune était au bout. Une fois il avait failli ; si une protection efficace l'avait dirigé dans un milieu honnête, il serait assurément redevenu un honnête homme, mais abandonné après sa punition, repoussé par ceux qui avaient connu sa faute, la misère devait le rejeter dans le mal.
Source : Gallica

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